La crise et l’incertitude pour Charles Consigny

Posté par tuttiquanti le 6 novembre 2013

Pour Charles Consigny, la légèreté avec laquelle les socialistes se servent dans les poches des gens est en soi un scandale. Ils sont en train de tuer la France.

« L’échec historique du socialisme au pouvoir, le deuxième, a au moins le mérite de montrer combien les Français sont attachés à leur pays, combien son destin les inquiète, combien ils veulent, au plus profond d’eux, que l’histoire continue.

On n’a jamais autant parlé de nous-mêmes, crise oblige. Cette crise est protéiforme : c’est une crise économique, bien sûr, mais c’est aussi une crise sociale et spirituelle, identitaire et culturelle. Nous ne savons plus guère d’où nous venons ni ce que nous sommes en train de devenir, où nous allons, par quel moyen et pourquoi, or cette incertitude est fausse : elle est entretenue artificiellement par une gauche qui ne parvient pas à gouverner sans son dogme, et c’est lui qui nous enfonce.

Elle nous enfume.

Le problème fondamental du socialisme, c’est qu’il ne respecte pas le travail.
Ils peuvent répondre ce qu’ils veulent, égrener encore et encore leur lexique trompeur, brandir l’égalité, la justice ou le progrès, ils ne pourront pas démontrer qu’ils respectent le travail. La légèreté avec laquelle ils se servent dans les poches des gens est en soi un scandale ; l’ampleur de leur voracité fiscale et la gabegie sans précédent qu’ils font du fruit de cette récolte sont en train de tuer la France.

Nous sommes devenus un pays d’émigration. Qu’est-ce qui vaut le mieux ? Que M. Hollande fuie tout un peuple ou que tout un peuple fuie M. Hollande ?

Lorsque l’on met sous les yeux d’un socialiste convaincu les conséquences de ses actes, il nie les faits.
C’est le procédé de tout idéologue devant l’évidence de l’incurie de sa pensée : ça n’est pas vrai, vous ne voyez pas ce que vous voyez, il n’advient pas ce
qu’il advient. Le droit du travail est devenu le droit du chômage ? Pas du tout, rien ne prouve que les règles qui encadrent le salariat dissuadent les
entreprises d’embaucher. Aucun pays au monde ne nous a imités en adoptant les 35 heures ? C’est parce que nous sommes très en avance. L’immigration de masse est devenue incontrôlable ? L’intégration marche très bien, ce sont les Français de souche qui sont beaufs et racistes. Les classes moyennes sont
écrasées d’impôts, elles sont contraintes de réduire leur niveau de vie pour parvenir à les payer ? Ce sont des gens riches, ils peuvent bien participer
davantage à la solidarité.

Le scandale d’un pays divisé en deux

La réalité des choses, c’est le scandale d’un pays divisé en deux, les travailleurs exaspérés d’un côté et les profiteurs mollusques de l’autre.

C’est désagréable à entendre, j’exagère un peu, mais ça existe. Il faut le dire pour le changer. N’importe quel responsable politique honnête aujourd’hui est tenu de prendre en compte le harassement de la majorité de la population, qui, bûchant honnêtement, souvent beaucoup et avec l’angoisse au ventre, ne supporte plus que les fruits de sa sueur, de son inquiétude et de sa gentillesse soient employés par l’administration à tout et n’importe quoi, surtout à n’importe quoi.

N’importe quel responsable politique scrupuleux aujourd’hui doit agir en ayant à l’esprit que ce qui manque à la France, c’est de la rigueur.

Personne ne doit plus pouvoir prendre sa retraite à cinquante ans aux frais des autres. Il ne doit pas exister de régimes spéciaux, tout simplement, car ceux-ci ne peuvent survivre que sur le dos du régime général. La France se noie, peu à peu, sous la pression des mille abus, passe-droits et privilèges catégoriels qui lui écrasent les épaules.

Chaque individu qui vit grâce aux largesses de la République doit savoir que sa position est malhonnête, injuste et injustifiée.

Il paraît qu’on commence à craindre, en haut lieu, que les Français ne « retirent leur consentement à l’impôt ».

Ils doivent le faire : ce ne serait que de la légitime défense. La révolte gronde dans tout le pays, Bretagne en tête, et c’est heureux.

Samedi, on y a manifesté »pour l’emploi ». Le problème est qu’on l’a fait comme si quelqu’un le détenait dans un coffre dont il refuserait de donner les clés. Cette personne contre laquelle on a battu le pavé n’existe pas. Cette personne, c’est notre morosité, notre mauvaise répartition de la générosité publique, notre haine de nous-mêmes, nos parasites et notre obésité fiscale.

S’il est vrai que le modèle anglo-saxon, avec l’inculture qu’il produit et le néant intellectuel qu’il répand, n’est pas tout à fait enviable, il ne se trompe pas quand il pointe les travers de la taxe et le suicide que constituent des lois que la gauche fait passer depuis qu’elle détient tous les pouvoirs.

Il faut désobéir. Il faut tous arrêter, massivement, de régler les factures que nous envoient l’État et ses démembrements locaux, plus fous encore.

Il faut
une nouvelle élection présidentielle avant 2017, un nouveau général, au nom d’une certaine idée, de la France sans doute, mais de la dignité aussi, du travail, de l’effort, de l’histoire, de nous-mêmes. »

 

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