Economie

Posté par tuttiquanti le 2 juillet 2014

Le PIB, faussement amoral
La drogue et la prostitution vont être prises en compte dans le PIB. Un débat éthique apparaît autour de la moralité de cet indicateur.

Moins d’argent pour les familles
Au cours des dix dernières années, les pays de l’Union ont accru leur politique familiale, mais l’austérité a changé la donne depuis 2010.

Comment encadrer les géants du Net
Le gouvernement veut lutter contre les abus de position dominante des grands fournisseurs de services en ligne.

CA : les salariés par la petite porte
La loi impose désormais des salariés administrateurs dans les grandes entreprises, mais les résistances sont nombreuses.

Tesla fait le pari de l’open source
Le constructeur américain de voitures électriques haut de gamme a décidé d’autoriser ses concurrents à utiliser ses brevets.

Nucléaire : rallonger ou pas ?
Prolonger la durée de vie des centrales nucléaires risque de coûter très cher. Sauf à rogner sur la sécurité.

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Résister à Amazon

Posté par tuttiquanti le 12 janvier 2014

Filippetti est montée au créneau devant le Parlement pour défendre le prix unique du livre, qui a permis à tant de librairies indépendantes et d’éditeurs de survivre. Son discours n’avait pas tout à fait la grandeur de ceux d’un Villepin dénonçant la folie de Bush et de Blair à propos de l’Irak, mais il marquera peut-être le début de la contre-offensive face aux seigneurs voleurs d’Internet. Amazon plume les consommateurs Les députés de gauche et de droite ont voté pour imposer à Amazon l’obligation de ne pas faire de remise de plus de 5 % sur les livres si la livraison est gratuite. Cela a été vivement critiqué – à l’étranger – comme le type même de « mesure débile à la française » : antimarché, protectionniste, etc. Certains libertariens américains sont allés jusqu’à la qualifier de taxe, ce qui laisse planer la menace de frappes aériennes ! Le magazine Forbes, gardien des hadith du néolibéralisme planétaire, s’est contenté d’évoquer l’irrationalité française. « Ils n’ont rien pigé à Adam Smith », a-t-il soupiré. En fait, c’est parce qu’ils comprennent très bien Adam Smith (lequel a été effaré par les monopoles français quand il a étudié en France) qu’ils ont collé à Amazon pour 252 millions de dollars [187 millions d'euros] d’impôt. De son côté, la très rationnelle Grande-Bretagne n’a facturé à Amazon pour 2012 que 2,4 millions de livres sterling [2,8 millions d'euros] d’impôt sur un chiffre d’affaires de 4,2 milliards de livres [4,9 milliards d'euros], des sommes que l’intéressé a largement récupérées sous forme de subventions. Certes, la fixation des prix est une mauvaise chose. C’est pourquoi Amazon l’a pratiquée secrètement pendant des années, jusqu’à ce que la France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne [par l'intermédiaire de l'Office of Fair Trading (OFT)] l’obligent en août à autoriser ceux qui vendent sur son marketplace [plateforme de vente en ligne d'Amazon, sur laquelle tout le monde peut vendre] à pratiquer des prix inférieurs, mais seulement dans l’Union européenne (UE). Amazon continue à plumer les consommateurs aux Etats-Unis et dans le reste du monde.

Amazon – involontairement ou à dessein – est là pour nous priver d’un choix. La France a reconnu que nous étions confrontés à une nouvelle pratique commerciale, aussi infernale que celle qui broyait les vies des mineurs dans Germinal : un capitalisme Internet monopolistique, qui envahit la vie privée, fixe les prix, échappe à l’impôt, et qui dans le cas d’Amazon vise rien moins qu’à s’infiltrer dans toutes nos décisions d’achat. Amazon s’est glissé dans nos têtes et dans nos cœurs en passant par la porte ouverte de notre amour des livres et de la musique, et maintenant il retourne toute la maison comme un cambrioleur.

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La crise et l’incertitude pour Charles Consigny

Posté par tuttiquanti le 6 novembre 2013

Pour Charles Consigny, la légèreté avec laquelle les socialistes se servent dans les poches des gens est en soi un scandale. Ils sont en train de tuer la France.

« L’échec historique du socialisme au pouvoir, le deuxième, a au moins le mérite de montrer combien les Français sont attachés à leur pays, combien son destin les inquiète, combien ils veulent, au plus profond d’eux, que l’histoire continue.

On n’a jamais autant parlé de nous-mêmes, crise oblige. Cette crise est protéiforme : c’est une crise économique, bien sûr, mais c’est aussi une crise sociale et spirituelle, identitaire et culturelle. Nous ne savons plus guère d’où nous venons ni ce que nous sommes en train de devenir, où nous allons, par quel moyen et pourquoi, or cette incertitude est fausse : elle est entretenue artificiellement par une gauche qui ne parvient pas à gouverner sans son dogme, et c’est lui qui nous enfonce.

Elle nous enfume.

Le problème fondamental du socialisme, c’est qu’il ne respecte pas le travail.
Ils peuvent répondre ce qu’ils veulent, égrener encore et encore leur lexique trompeur, brandir l’égalité, la justice ou le progrès, ils ne pourront pas démontrer qu’ils respectent le travail. La légèreté avec laquelle ils se servent dans les poches des gens est en soi un scandale ; l’ampleur de leur voracité fiscale et la gabegie sans précédent qu’ils font du fruit de cette récolte sont en train de tuer la France.

Nous sommes devenus un pays d’émigration. Qu’est-ce qui vaut le mieux ? Que M. Hollande fuie tout un peuple ou que tout un peuple fuie M. Hollande ?

Lorsque l’on met sous les yeux d’un socialiste convaincu les conséquences de ses actes, il nie les faits.
C’est le procédé de tout idéologue devant l’évidence de l’incurie de sa pensée : ça n’est pas vrai, vous ne voyez pas ce que vous voyez, il n’advient pas ce
qu’il advient. Le droit du travail est devenu le droit du chômage ? Pas du tout, rien ne prouve que les règles qui encadrent le salariat dissuadent les
entreprises d’embaucher. Aucun pays au monde ne nous a imités en adoptant les 35 heures ? C’est parce que nous sommes très en avance. L’immigration de masse est devenue incontrôlable ? L’intégration marche très bien, ce sont les Français de souche qui sont beaufs et racistes. Les classes moyennes sont
écrasées d’impôts, elles sont contraintes de réduire leur niveau de vie pour parvenir à les payer ? Ce sont des gens riches, ils peuvent bien participer
davantage à la solidarité.

Le scandale d’un pays divisé en deux

La réalité des choses, c’est le scandale d’un pays divisé en deux, les travailleurs exaspérés d’un côté et les profiteurs mollusques de l’autre.

C’est désagréable à entendre, j’exagère un peu, mais ça existe. Il faut le dire pour le changer. N’importe quel responsable politique honnête aujourd’hui est tenu de prendre en compte le harassement de la majorité de la population, qui, bûchant honnêtement, souvent beaucoup et avec l’angoisse au ventre, ne supporte plus que les fruits de sa sueur, de son inquiétude et de sa gentillesse soient employés par l’administration à tout et n’importe quoi, surtout à n’importe quoi.

N’importe quel responsable politique scrupuleux aujourd’hui doit agir en ayant à l’esprit que ce qui manque à la France, c’est de la rigueur.

Personne ne doit plus pouvoir prendre sa retraite à cinquante ans aux frais des autres. Il ne doit pas exister de régimes spéciaux, tout simplement, car ceux-ci ne peuvent survivre que sur le dos du régime général. La France se noie, peu à peu, sous la pression des mille abus, passe-droits et privilèges catégoriels qui lui écrasent les épaules.

Chaque individu qui vit grâce aux largesses de la République doit savoir que sa position est malhonnête, injuste et injustifiée.

Il paraît qu’on commence à craindre, en haut lieu, que les Français ne « retirent leur consentement à l’impôt ».

Ils doivent le faire : ce ne serait que de la légitime défense. La révolte gronde dans tout le pays, Bretagne en tête, et c’est heureux.

Samedi, on y a manifesté »pour l’emploi ». Le problème est qu’on l’a fait comme si quelqu’un le détenait dans un coffre dont il refuserait de donner les clés. Cette personne contre laquelle on a battu le pavé n’existe pas. Cette personne, c’est notre morosité, notre mauvaise répartition de la générosité publique, notre haine de nous-mêmes, nos parasites et notre obésité fiscale.

S’il est vrai que le modèle anglo-saxon, avec l’inculture qu’il produit et le néant intellectuel qu’il répand, n’est pas tout à fait enviable, il ne se trompe pas quand il pointe les travers de la taxe et le suicide que constituent des lois que la gauche fait passer depuis qu’elle détient tous les pouvoirs.

Il faut désobéir. Il faut tous arrêter, massivement, de régler les factures que nous envoient l’État et ses démembrements locaux, plus fous encore.

Il faut
une nouvelle élection présidentielle avant 2017, un nouveau général, au nom d’une certaine idée, de la France sans doute, mais de la dignité aussi, du travail, de l’effort, de l’histoire, de nous-mêmes. »

 

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En débat. Les énergies et le nucléaire; l’EPR et les écologistes

Posté par tuttiquanti le 1 mars 2013

Le député « vert », l’EPR et la règle de trois

Jacques FOOS  (*)

Professeur Honoraire au Conservatoire National des Arts et Métiers

(Sciences et Technologies Nucléaires)

 

Le groupe écologiste de l’Assemblée Nationale a demandé, le 25 février, la création d’une commission d’enquête parlementaire sur les réacteurs nucléaires de troisième génération. « L’EPR vient de connaître un nouvel échec en Finlande« , déclare le député Denis Baupin dans un communiqué. L’élu écologiste de Paris ajoute que, sur le site de l’EPR de Flamanville, en France, « le marasme est total« . Dérive du calendrier, avec un quasi-doublement du temps de travaux prévu, dérive budgétaire avec un coût final estimé à 8,5 milliards d’euros, soit une multiplication par 2,5 du coût annoncé à l’origine« , précise-t-il.

Pour ce qui concerne la dérive du calendrier, on peut dire que la raison peut être un défaut de communication. Pourquoi, alors que les
réacteurs « 1 500 MWe-palier N4 », les plus proches de l’EPR, ont été construits en 10 ans en moyenne (maxi : 155 mois
soit pratiquement 13 ans) sans que cela ait ému qui que ce soit, pourquoi a-t-on dit que l’on construirait cette tête de série en 54 mois soit en 4 ans ½ ? La durée de construction va être de 100 mois, malgré des aménagements non prévus au départ et qui correspondent au retour d’expérience de l’accident de Fukushima.
On aurait pu annoncer au départ que l’on espérait le construire en 10 ans, ce qui correspondait déjà à une bonne performance ; on va le faire en un peu plus de 8 ans. Tous (sauf peut-être les anti-nucléaires) auraient pu à juste titre se féliciter et crier à l’exploit. Au lieu de cela, on traine un vague sentiment de retard par rapport à cette annonce présomptueuse.

Pour ce qui concerne le coût de l’EPR, l’important n’est pas son prix de construction brut mais plutôt celui ramené au nombre de
kWh fournis. Puisque les écologistes prônent les énergies renouvelables, il suffit de comparer. Je préviens tout de suite : ça va être une litanie de chiffres, mais tous vérifiables. L’avantage avec les chiffres, c’est qu’on ne peut pas dire ou écrire n’importe quoi ! Les allergiques aux chiffres peuvent tout de suite aller à la conclusion !

La base de cette comparaison tient aux rendements de chaque source d’énergie. Quels sont-ils ?

L’EPR a une puissance électrique de 1600 MW et un rendement prévu de 91 %. Pour ne pas froisser les diverses susceptibilités, nous prendrons un rendement identique à celui des centrales nucléaires actuelles : 82 %  (on voit qu’on fait là un raisonnement a minima
que personne ne pourra nous reprocher !)
   Production annuelle d’électricité avec ce rendement : 11,5 milliards de kWh 

Quel rendement en France pour le photovoltaïque ? Prenons une centrale installée dans le Sud de la France, de façon à récupérer le rendement maximal. En 2010, l’installation de la plus grande centrale de l’époque est à Curbans dans les Alpes de Haute Provence. Son
constructeur indique une puissance de 26 MW pour une production annuelle de 33 millions de kWh. Cela donne un rendement de 14,4 %.

Pour ce qui concerne l’éolien, que nous dit France énergie éolienne ? :
« Avec ses 6 640 MW installés (4 058 éoliennes), l’énergie produite en 2011 a été de 11,9 TWh donc pour un potentiel de 58,16 TWh » soit un
rendement de 20%

Il suffit maintenant de considérer les dernières installations françaises, ou en projet (pour l’éolien off-shore). notre référence étant :

EPR : Coût  8,5 milliards d’euros ; Surface totale
occupée : 112 ha

Pour le photovoltaïque, nous prendrons l’exemple de la ferme solaire de Toul-Rosières, située près de Nancy en Meurthe et Moselle : 450 millions d’euros investis par EDF pour une puissance électrique de 143 MW et un rendement prévu de 15 %
( ?). Surface occupée : 367 ha (dont 120 occupés par les 1,5 million de panneaux fabriqués par la Sté américaine First Solar).

Production annuelle d’électricité : 188 millions de kWh 

Pour fournir la même quantité d’électricité qu’un EPR, (avec un rendement estimé de 15 %, ce qui est optimiste compte tenu que l’ensoleillement de la Moselle n’est pas celui du Midi de la France), il faut donc 61 fermes solaires de ce type. Surface occupée : 22 400 ha (dont 7 500 ha occupés par les 91 millions de panneaux !).

Photovoltaïque : Coût  27,5 milliards d’euros ; Surface totale
occupée : 22 400 ha

Pour l’éolien on-shore , nous prendrons l’exemple du Parc éolien des Quatre Faux dans les Ardennes : 700 millions
d’euros investis pour une puissance électrique de 330 MW et un rendement prévu de 20 %. 47 éoliennes de 7 MW sur une surface occupée de
300 ha

Production annuelle d’électricité : 578 millions de kWh 

Pour fournir la même quantité d’électricité qu’un EPR, il faut donc 20 parcs éoliens de ce type. Surface occupée : 6 000 ha et 4,7 millions de
tonnes de béton (5 000 tonnes/éolienne)

Éolien on-shore : Coût  14 milliards d’euros ; Surface totale
occupée : 6 000 ha

Enfin, pour l’éolien off-shore, considérons le projet du parc éolien du banc de Guérande. 1,5 milliard d’euros investis pour une puissance de 450 MW et un rendement prévu de 23 %. 70 à 80 éoliennes de 6 MW sur une surface occupée de 3 600 ha avec des fondations impressionnantes (dimensions du socle : hauteur = 30 mètres + 14 mètres hors de l’eau

Production annuelle d’électricité : 900 millions de kWh 

Pour fournir la même quantité d’électricité qu’un EPR, il faut donc 13 parcs éoliens de ce type. Surface occupée : 47 000 ha.

Éolien
off-shore : Coût  19,5 milliards
d’euros ; Surface totale occupée : 47 000 ha

Pour des écologistes, je parle ici des défenseurs sincères de la Nature, le paramètre coût n’est pas le seul à prendre en compte. Il y a aussi la surface occupée indiquée ci-dessus pour chaque source d’énergie : on peut comparer. Il y a également la masse de béton : pour l’EPR, elle est d’un million de tonnes. Là aussi, on peut comparer. On pourrait aussi comparer la durée de vie des installations (pas plus de 20 ans par exemple pour le photovoltaïque ; 70 ans prévus pour l’EPR). Les petites installations paraissent toujours moins chères mais c’est un leurre comme on le voit ici. C’est comme lorsque, pour vous faire passer la pilule amère d’une dépense annuelle de 5 000 euros, on tente de vous rassurer en vous disant que ça ne fait jamais qu’un peu plus de 50 c€ par heure !

8,5 milliards d’euros, c’est certes une somme, à laquelle il faut bien sûr ajouter le coût du combustible. Mais, on n’arrivera jamais à une somme comprise entre 14 et 27,5 milliards d’euros comme avec le renouvelable ! Quant au coût du démantèlement, on en a beaucoup parlé et on l’a estimé pour le nucléaire mais pour les autres sources d’énergie ? Un seul exemple : pour l’équivalent d’un seul EPR, combien va couter le démantèlement de 91 millions de panneaux photovoltaïques composés de métaux lourds ?

Au départ, le coût estimé de l’EPR était de 3,5 milliards d’euros. La différence est importante : 5 milliards
d’euros et … elle correspond à peu de choses près à ce que l’État doit rembourser à EDF (4,9 milliards d’euros), en grande partie pour compenser certaines charges de service public assumées par EDF, comme le financement des énergies renouvelables. Tiens, tiens … et qui va payer ?

 

Ne faudrait-il pas demander une commission d’enquête parlementaire pour examiner comment on en est arrivé à cette dépense
outrancière qui va être supportée par les contribuables français, en plus des taxes déjà instituées pour cette raison sur le coût du kWh (voir ma récente chronique – n° 27- sur le coût du kWh) ? Et aussi qui sont les responsables de cette gabegie ?

26 février 2013

 (*) auteur avec Yves de Saint Jacob du livre « Peut-on sortir du nucléaire ? » (éditions Hermann – oct 2011 – 270 p.) Prix du Forum Atomique Français 2012

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L’enseignement supérieur

Posté par tuttiquanti le 27 février 2013

La « loi Fioraso » tombe sur un os

La contestation contre le projet de loi sur l’enseignement supérieur commence à agiter la Toile.

Glaciation budgétaire. « On peut estimer à plus de 450 millions d’euros la somme initialement destinée à des activités de recherche et d’enseignement supérieur qui fait l’objet du gel budgétaire en cours, peut-on lire sur le blog La science au XXIe siècle. La recherche scientifique et technologique qu’incarnent des organismes nationaux comme le CNRS reste-t-elle une réelle priorité de la politique gouvernementale ? On peut sérieusement en douter, au vu de la manière dont François Hollande a assumé les transferts de technologie à l’occasion de sa visite d’Etat en Inde. »

Mobilisation. Le décor est planté. Et c’est dans ce paysage que les auteurs appellent à redoubler la mobilisation contre le projet de loi sur l’enseignement supérieur défendue par la ministre de l’enseignement supérieur, Geneviève Fioraso. Sur son site, Sauvons l’université ! tient le journal de la mobilisation naissante. Ainsi de cette motion « votée à la quasi-unanimité », le 18 février à l’université Paris-Diderot, par une « AG réunissant plusieurs centaines de personnes – personnels de l’ESR et étudiants » demandant « l’abandon du projet de loi Fioraso sur l’ESR ». Les motifs avancés sont multiples, mais, en substance, les contestataires estiment que le projet « entérine voire prolonge les dispositions de la LRU ». Et d’appeler à participer à l’AG nationale du 2 mars.

Cneser à quoi ? Le cri de victoire de la ministre, qui se prévaut du « soutien inédit » du Cneser (alors que celui-ci n’a pas tranché :  20 pour, 20 contre) agace tout particulièrement sur les campus. Sur son blog, Pierre Dubois se fait l’écho du vote de l’instance représentative. Il s’étonne que la Conférence des présidents d’université ait voté oui alors que les « concessions ministérielles » sont « minimes ». « Au final, la loi Fioraso n’est qu’un toilettage superficiel de la LRU, estime Pierre Dubois. Qui peut démontrer le contraire ? La loi LRU II est une mauvaise loi. L’alliance des ex-présidents, nommés auprès de la ministre, du premier ministre, du président de la République, et des instances de la CPU élues en décembre 2012 va élargir, approfondir le fossé entre les décideurs et les personnels enseignants et Biatss. »

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Il faut des valeurs…avec mes valeurs….je gouverne.

Posté par tuttiquanti le 20 novembre 2012

La valeur comme principe d’action.

Un constat :
celui de la complexité du réel. Chaque sphère d’existence politique, familiale, économique, médicale ou autre est régie par des rationalités différentes. On ne gère pas sa famille comme une entreprise ou comme sa commune. Dire qu’il n’existe qu’une seule échelle de valeurs applicable dans tous les domaines d’activités est aussi intenable que d’affirmer l’incommunicabilité des valeurs (communautarisme) et risque fort de verser dans le fondamentalisme.

Aucune hiérarchie de valeurs ne dispense donc d’un travail de lucidité, de choix et d’analyse du réel. En morale, on n’est jamais devant des évidences mais plutôt devant des options qui peuvent être contradictoires. Des valeurs sont parfois en concurrence. La référence à la valeur ne peut pas aller sans la prise en compte des données de la situation ni sans l’appréciation des chances de réalisation de la valeur dans le contexte historique et social de l’action.

Ceci dit, la réflexion est quand même guidée par un certain nombre d’interdits et de prescriptions fondamentaux comme le Décalogue, par exemple. De plus, l’éveil spirituel est une condition essentielle dans le discernement des valeurs. C’est dans l’action que la valeur prend sa signification. Par exemple, tout le monde est d’accord sur la paix, mais de quelle paix s’agit-il ? Qu’y a-t-il du côté de mon désir et de ma volonté de paix ? On voit que la référence à la valeur est un principe d’inspiration de l’action mais qu’il dit aussi le désir et la volonté de celui qui s’y réfère. (On parela lors de référence herméneutique). La valeur devient pertinente non pas au seul moment où je l’énonce mais surtout au moment où elle devient opérationnelle dans une action.
Car alors elle met en lumière les intentions. Dans ce passage à l’action intervient donc l’aspect rationnel c’est-à-dire l’analyse technique de la
question et l’aspect raisonnable qui traduit le désir de la volonté qui discerne et choisit.

« Le recours à la valeur n’est donc pas un talisman qu’on brandit hors contexte et hors histoire, il est un élément essentiel pour rassembler dans une unité provisoire de sens la diversité des données constitutives de l’action humaine.

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Ecole – Décentralisation

Posté par tuttiquanti le 5 septembre 2012

 

Nous avons des inquiétudes sur la préparation de la loi d’orientation, notamment concernant le statut des
enseignants. […] Nous participons à la concertation et plusieurs sujets nous interpellent », déclare Hubert Raguin, secrétaire général de la Fnec-FP-FO, à
l’occasion de la conférence de presse de rentrée de l’organisation syndicale, lundi 3 septembre 2012. « La masterisation est confirmée et l’école du socle
est avancée à de multiples reprises. [Cette dernière] impacte le statut et les missions des personnels », détaille-t-il. « La phase de négociations avec le
ministère [qui suit la concertation] risque d’être très tendue », estime-t-il.

« Dans les ateliers tout le monde dit ce qu’il a à dire, la parole est très libre. Mais les propos qui se tiennent sont contradictoires. Certaines
personnes disent qu’il se dégage un consensus. C’est faux », assure Hubert Raguin. « Lorsque Alain Boissinot évoque ce consensus sur la formation des
enseignants, il y va fort », illustre le secrétaire général de la Fnec-FP-FO. Le recteur de Versailles note de son côté un « point de consensus sur le fait
qu’il faut passer du modèle consécutif à un modèle intégré » dans la formation
des enseignants (AEF n°171012).

DÉCENTRALISATION :  LE « NOEUD DE L’AFFAIRE »
« On parle aussi de décentralisation dans l’Éducation
nationale avec l’acte III de la décentralisation. Le document élaboré par l’ARF[‘Pour un partage clair des compétences entre État et régions’ (AEF n°168778)] est très préoccupant », juge Hubert Raguin. La Fnec-FP-FO pointe notamment la présence de François Bonneau, vice-président de l’ARF en charge de
l’éducation, dans le comité de pilotage de la concertation. « Lorsque Nicole Belloubet pose ‘la question : quelle décentralisation éducative?’ Cela induit
un consensus autour de l’idée de décentralisation. Mais ce n’est pas le cas », développe Hubert Raguin. Nicole Belloubet, vice-présidente de la région
Midi-Pyrénées préside le groupe de travail sur « la réussite scolaire pour tous » de la concertation (AEF n°169165).

De même, Christian Lage, secrétaire général du Snetaa-FO évoque « ses inquiétudes » sur le lien entre les collectivités et l’enseignement
professionnel et sur la « persistance à terme de diplômes nationaux ». « On évoque aussi le lycée unique, polyvalent, réunissant les trois filières »,
souligne-t-il. « Le noeud de l’affaire c’est la décentralisation. Si on part vers le lycée unique, il faudrait que l’investissement des collectivités soit
identique pour les trois voies du lycée », note Hubert Raguin.

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Débat : L’énergie autrement

Posté par tuttiquanti le 2 septembre 2012

Le débat sur l’énergie a été relancé ces derniers jours et le gouvernement réunit les 14 et 15 septembre prochains une grande conférence environnementale. En 2007, le Grenelle de l’environnement avait enclenché une dynamique mais celle-ci s’était rapidement enrayée par la suite. C’est donc cette fois à la gauche qu’il revient de montrer qu’elle est capable d’engager (enfin) le pays sur la voie d’un développement moins dévastateur pour l’environnement mais aussi pour notre santé…

Mobiliser l’énergie du vent,du soleil, de l’eau, par des techniques simples, efficaces et non polluantes n’est plus un doux rêve d’écologiste. Les énergies renouvelables sont désormais une filière en plein essor en France et dans le monde.

Les énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz), qui ont été à la base de l’explosion de l’activité économique à l’échelle mondiale depuis trois siècles, s’épuisent
inexorablement. Le dérèglement climatique entraîné par leur usage excessif menace la survie de l’espèce humaine. Il existe d’autres défis écologiques
majeurs (eau, biodiversité, pollutions chimiques…), mais le changement indispensable et radical du modèle énergétique sera à n’en pas douter une des
questions clés du XXIe siècle.

La crise économique actuelle est d’ailleurs à bien des égards déjà une crise écologique : c’est la hausse du prix du pétrole et des matières premières qui a précipité en 2008 l’explosion de la bulle immobilière. Et c’est encore la reprise de cette hausse qui a fait replonger l’activité économique dans les pays
développés en 2011. Il n’y aura pas de sortie de crise durable en France et en Europe sans une réduction rapide de la très forte dépendance de nos économies à l’égard des ressources énergétiques fossiles importées.

Quand il est question de cette conversion écologique, le débat se focalise le plus souvent sur les différentes techniques de production d’énergie. Pourtant,
l’essentiel est ailleurs : c’est avant tout du côté de la sobriété et de l’efficacité dans l’usage de l’énergie qu’il faut rechercher les solutions.
C’est d’abord cette démarche qui nous permettra peut-être de continuer, demain, à vivre décemment, voire mieux encore qu’aujourd’hui, malgré les multiples
contraintes que nous impose la crise écologique. Le potentiel de ces économies est énorme dans nos sociétés de gaspillage. Notamment dans un pays comme la France qui, sous l’impact de son programme nucléaire, a fait particulièrement peu d’efforts en la matière depuis trente ans.

Mais du côté de la production d’énergie, les alternatives sont aussi de plus en plus nombreuses, mieux maîtrisées et moins coûteuses. Mobiliser à grande échelle l’énergie du vent, du soleil, de l’eau, du cœur en fusion de la Terre, n’est plus aujourd’hui un doux rêve d’écologiste. Les énergies renouvelables sont une industrie en plein essor qui crée de nombreux emplois, souvent non délocalisables, contribuant à redynamiser les territoires du fait de leur
caractère généralement décentralisé. Impulser ainsi une relation citoyenne et démocratisée à la question de l’énergie représente pour notre pays une
véritable révolution.

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En débat : l’état de la terre

Posté par tuttiquanti le 2 juin 2012

En débat : l'état de la terre dans échanges terre-malade1L’état de la terre

Changement climatique, risques industriels, ressources non renouvelables, biodiversité, sécurité, alimentaire, eau…, Un tour d’horizon des grands enjeux environnementaux est indispensable.

L’état de la Terre ? Pas formidable. A l’accumulation des mauvaises nouvelles malgré quelques éclaircies sur le front de l’environnement – climat, biodiversité, ressources en eau… – s’est ajoutée cette année la catastrophe nucléaire du Japon. Elle révèle à quel point les risques écologiques qui menacent notre existence sont notre oeuvre.

Après Fukushima, deux observations s’imposent. La première, c’est que nous paraissons enfin comprendre que le nucléaire est une industrie où, quelles que soient les précautions prises, un événement catastrophique reste toujours de l’ordre du possible. Ce risque demande donc que la sûreté et la sécurité des centrales ne dépendent pas seulement des avis des experts, aussi indépendants soient-ils, aussi transparentes soient leurs délibérations, mais relèvent de la responsabilité assumée des pouvoirs politiques et d’un débat citoyen informé. Le risque pris doit être pleinement accepté par la société, et cela renvoie donc au débat démocratique.

La seconde, c’est que le système énergétique – et la place qu’y occupe l’atome – est devenu un débat politique central dans un monde qui doit avoir – entre autres contraintes – divisé par deux ses émissions de carbone dans la première moitié de ce siècle pour se donner une chance de contenir le changement climatique dans des limites supportables. Ce débat porte en lui celui, plus large, du contenu et des modalités de la transition vers l’économie durable
En particulier le partage équitable de ses coûts et de ses bénéfices entre riches et pauvres, à l’échelle mondiale comme à celle des territoires.

Avec ou sans nucléaire et indépendamment des solutions énergétiques de remplacement, nous ne pourrons nous dispenser des efforts à  entreprendre – ils sont considérables – pour mener à bien la nécessaire conversion écologique de nos économies. Ce changement est d’autant plus difficile à mettre en oeuvre que la fuite en avant de nos sociétés dans la consommation toujours croissante des ressources nous
empêche d’en penser les lignes.

Généraliser ces transformations réclame un effort de coordination internationale sans précédent. Il y faut une intentionnalité : on ne peut compter sur la pénurie des ressources – elle n’est pas pour demain – pour que s’enclenche à temps ce changement. Peut-on miser sur la volonté politique des Etats ? De l’Europe à la Chine, l’économie durable est loin d’avoir emporté l’adhésion de tous ceux qui nous gouvernent. Pourtant, de plus en plus d’études démontrent qu’ils font un mauvais calcul. Fukushima nous réveillera-t-il ?

Fondée sur les combustibles fossiles, la croissance continue de la demande énergétique mondiale mène la planète à
l’impasse. Diversifier les sources du côté de l’offre, changer les technologies et les comportements individuels du côté de la demande sont les leviers d’une
nécessaire transition énergétique.

L’objectif fixé en décembre 2010 à la conférence de Copenhague de limiter à 2 °C l’augmentation de la température moyenne de la
planète impose entre autres à l’humanité de diviser pratiquement par deux ses émissions de gaz carbonique d’ici à 2050.
Cependant, la demande énergétique mondiale va continuer de croître rapidement et pourrait doubler au cours des quarante prochaines années, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

Pour faire face à cette explosion, le développement des énergies  » vertes  » (biocombustibles, cellules photovoltaïques, énergie éolienne, piles à
hydrogène…) apporteront certes leur contribution.

La mobilité durable

Le déplacement des hommes et des marchandises ? Un quart des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Face à une situation qui ne fait qu’empirer, la solution ne peut être purement technique. La mobilité durable ne s’arrête pas à la voiture électrique. C’est d’abord une révolution dans les usages. La mobilité des hommes et des marchandises est au coeur de nos modes de vie contemporains et de l’activité économique.
Elle est, corollairement, à l’origine de 23 % des émissions de gaz à effet de serre de la planète.
Dans les pays industrialisés, cette proportion est même plus importante : 26 % en France, par exemple.
Mais au-delà de leur poids, c’est la croissance des émissions de CO2 dues aux transports qui inquiète : + 1 % par an dans les pays industrialisés, de 3 à 5 %
dans les pays émergents.
Agir fortement dans ce secteur est donc indispensable pour lutter contre le changement climatique.

Le grand marché des déchets

Le recyclage des déchets, c’est bon pour le développement durable ? Oui, sauf quand cette activité en plein boom, du fait de la hausse des prix des matières premières et de l’énergie, s’exporte dans des pays où la santé des salariés et le respect de l’environnement ne pèsent
pas bien lourd.
Quatre milliards de tonnes. C’est le volume de la production mondiale annuelle de déchets, selon les estimations des chercheurs Philippe Chalmin et Catherine Gaillochet
Une production qui se partage entre déchets municipaux (1,9 milliard de tonnes) et déchets industriels (1,7 milliard), le reste correspondant aux déchets
classés dangereux issus de l’industrie et des hôpitaux.
Ces déchets, loin de finir dans les décharges, sont de plus en plus recyclés et recherchés, au fur et à mesure du renchérissement des prix des matières
premières.
Un tiers de la production mondiale de déchets connaîtrait ainsi une seconde vie.

 

 

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Former un gouvernement normal !

Posté par tuttiquanti le 28 mai 2012

 

Au cours de la campagne présidentielle, François Hollande avait indiqué vouloir tenir compte de la « diversité » de la société française.
Le premier gouvernement de son quinquennat, composé avec Jean-Marc Ayrault, témoigne du respect de cet engagement
au-delà de toutes les espérances. Outre la complète parité homme-femme, il faut y noter la présence de sept personnalités politiques relevant
des minorités visibles : trois ministres et quatre ministres délégués.

Il n’est évidemment pas question ici d’alimenter la controverse sémantique qui, trop souvent, permet à bon compte de ne pas évaluer les
avancées ou les retards sur cette thématique de la mal nommée « diversité ». Le terme « minorités visibles » renvoie aux personnes issues
d’une immigration relativement récente (africaine et asiatique) et à celles qui sont originaires des DOM/TOM.

Un vocable devenu usuel qui permet de désigner des populations apparaissant enfin suffisamment représentées dans un gouvernement de la
Ve République. L’outre-mer occupe ainsi une place inédite : trois membres du gouvernement Ayrault I sont nés dans les DOM-TOM. Trois
autres sont issus de l’immigration maghrébine. Un dernier est né à Séoul. Il s’agit tout simplement d’un gouvernement aux couleurs de la
France ! Pour la toute première fois.

Un travail débuté par Sarkozy

Néanmoins, même si l’anti-sarkozysme est à la mode, il convient de ne pas oublier l’effort sans précédent réalisé en 2007 par Nicolas Sarkozy
: les nominations de Rachida Dati, Fadela Amara et Rama Yade font sensation car c’est alors la première fois que trois ministres
appartenant aux minorités visibles sont nommés — et dire que le gouvernement de Jean-Marc Ayrault fait plus que doubler ce chiffre !
Souvenons-nous également que le fait de confier un portefeuille ministériel aussi important que celui de la justice, fonction régalienne
de l’État, à une femme politique relevant des minorités visibles avait considérablement augmenté la charge symbolique de ces nominations à
l’époque — sur ce plan, François Hollande ne pouvait pas faire moins et c’est Christiane Taubira qui est devenue garde des Sceaux.

Ainsi, au moment où la France paraît définitivement admettre sa « diversité » aux plus hauts postes de la vie publique, il est juste de
rappeler que l’ancien président avait su marquer les esprits et, s’il l’on pouvait alors y voir une part d’instrumentalisation, force est de
constater aujourd’hui que cela a pu lever des tabous : les places au gouvernement sont concrètement devenues accessibles aux personnes issues
des minorités visibles.

On peut d’ailleurs considérer que les choix initiaux de Nicolas Sarkozy ont « obligé » les socialistes à se positionner avec plus de force sur cette question : le parti qui se dit progressiste ne pouvait plus rester sourd à la nécessité de voir toute la France représentée à l’Assemblée Nationale. Dès lors, des efforts ont été réalisés au moment des investitures pour les prochaines législatives. Il reste à attendre les résultats.

Alors que les gouvernements de Lionel Jospin n’affichaient aucune »diversité », François Hollande et Jean-Marc Ayrault font prendre à la
France la bonne direction. La dernière campagne présidentielle rendait ce choix encore plus incontournable : il est en effet impératif de
montrer au plus grand nombre que les Français relevant des minorités visibles peuvent être parfaitement intégrés et servir leur pays en
occupant des fonctions importantes. Ce premier gouvernement en est une bonne illustration. Il était temps !

Eric Keslassy
Il vient de publier « Citations politiques expliquées » (Eyrolles) et « Lire Tocqueville. De la démocratie en Amérique »
(Ellipses).

 

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